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Tu respires en silence
Tu vis de mille bruits
Sous ta voûte dense
C’est l’enfer et le paradis
Au plus profond de toi
Tu jalouses tes secrets
Rien ne ressortira
De tes racines entremêlées
Gardienne de l’ombre
Quelques traits de lumière
Transpercent le sombre
Que ta frondaison séquestre
Parfois, un chant discret
Descend de tes branches
Où un oiseau s’est caché
Pour une ritournelle en avalanche
Dans ton royaume feuillu
Dans ton odeur de pluie
Les saisons passent en continu
Et sans fin, passe la vie
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