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compagnon de ma jeunesse
Le temps a passé,
si silencieux que je ne l’ai pas entendu partir,
et pourtant il a emporté avec lui
tant de jours que nous avions crus éternels.
Toi, compagnon de ma jeunesse,
tu restes dans ma mémoire
comme une photographie un peu pâlie,
mais que je ne peux pas ranger.
Nos rires d’autrefois résonnent encore,
mais plus loin,
comme un écho venu d’un autre monde,
un monde où tout semblait simple
et où nos pas ne connaissaient pas la fatigue.
Nous avons grandi chacun de notre côté,
et parfois je me demande
si le temps nous a changés
ou simplement révélés.
Il m’arrive de repenser à ces années
où nos rêves couraient plus vite que nous,
où l’avenir n’était qu’une promesse ouverte,
où rien ne semblait fragile.
Aujourd’hui,
je regarde en arrière avec tendresse,
et une pointe de tristesse aussi,
car certaines personnes
restent liées à une époque
que plus rien ne peut ramener.
Toi, compagnon de ma jeunesse,
tu fais partie de ces traces
que le temps n’efface pas,
même s’il les rend plus silencieuses.
Et dans le cœur du temps,
nos années partagées
continuent de briller
comme une lumière lointaine
que je n’oublierai jamais.
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