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Par un coup du destin s'il me restait à vivre
Sans toi, même un seul jour, je préfère mourir;
Noir chagrin qu'avec toi se referme le livre
Et que ta longue nuit garde son souvenir.
Oh! mon bijou sans prix, Oh! ma douce embellie,
Je suis né pour te voir, je suis là pour t'aimer;
Le trop-plein de mon cœur est une encre à la lie
Et cet heureux transport coule pour te charmer.
Mon être avec amour, par candide innocence,
Réveille un rossignol depuis plus de seize ans;
Ainsi ton beau visage, aube mon existence.
Ont se fait les yeux doux sous des cieux rayonnants
Depuis six mille jours, une extase sereine
Accompagne nos doigts sur le clavier du temps;
Un poète rêveur pour l'amour d'une reine
Au regard de cristal ne connais que printemps.
Si demain vous lisez cet hymne à la tendresse,
Que ce roman d'amour s'effeuille sous vos yeux,
Pourvu que cet écrit, vous inspire et caresse
L'âme de votre lyre et qu'un chant merveilleux
A mes vers fasse écho, pareille à l'hirondelle
Annonçant les beaux jours, aux prémisses d'été,
Pour que parle tout bas sa romance éternelle
Aux tambours effrayants de notre humanité.
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