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Cet éloge est pour vous ma ravissante femme,
Comme s'ouvre une rose à la belle saison,
L'aurore de mes mots déborde de mon âme
Depuis plus de seize ans, je suis ce papillon
Amoureux de vos fleurs, je vous aime sans cesse,
Ne croyant qu'au destin, ainsi qu'un jeune cerf,
A vos yeux je dévoue un filon de tendresse.
Ma vie auprès de vous ne connaîtra d'hiver.
Partageant votre sort le bonheur me convie
Au bal du rossignol, l'orchestre du plaisir
Exerce chaque soir la douce rêverie
De l'invincible amour qui ne saurait mourir.
Dans un nuage d'or tous les Dieux de la terre
Décernent à votre corps le prix de la beauté;
Dans mes alexandrins, la foudre et le tonnerre
Dictent un air à ma lyre, au ramage sacré.
Sans être pour moi seul, vos attraits que je cueille
Parfument mon présent bien plus que des bouquets;
D'autant que votre chair est un blanc chèvrefeuille;
Vos lèvres dont l'éclat annonce le succès,
Sont d'un rose si doux que mon esprit s'enflamme
Dès le moindre baiser, qui précède aux ébats,
Que de fois dans ces temps ma passion se pâme,
Car je sais que sans vous l'amour n'existe pas.
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