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Voici que les fleurs égrennent de leurs cœurs,
leurs perles de rosées,
Lorsqu'elles voient s'agenouiller sur un lac gelé,
L'azur et son manteau radiant effiloché,
Telle une âme en peine devant un mendiant,
qui ne peut plus suspendre ses pleurs,
comme le cœur de la pluie,
sur les trottoirs de l'infortune avillissante,
Là où toutes ses espérances se sont étirées
comme des jours laiteux et maladifs,
sur le visage de la grève,
accablé de froideurs constantes,
Là où tous ses plaisirs se sont brisés violemment,
comme des éclats de verres,
Sous les bourrasques insidieuses de la fortune délétère,
Là où son amour s'est tu,
comme la voix chevrotante d'une mère en larmes,
sous les arpèges sinistres de la guerre.
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