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L'âme sombre de l'automne
Vendange tes plaisirs à mesure que les heures s'allongent.
Si bien que dans le flux brumeux de tristesses, tu plonges.
Et tu t'egares dans la nuit,avec ton corps
rongé par une froidure tenace,
Ton âme est assiégée par une solitude vorace.
Tes jours sont dépourvus de soleils,
et sont pâles comme des linceuls,
Tes nuits solitaires sont noires,
et sont abreuvées d'un silence inouï,
comme la mort.
Et devant eux, s'épuisent tes ambitions, et tes efforts,
Ton moral tombe comme la feuille morte,
Il émeut les cœurs des cieux,
Si bien qu'ils versent leurs larmes à l'unisson,
comme leurs tourments ombreux.
Même la nature est lasse d'éprouver ces temps
lourds et monotones de grisailles,
que façonnent ton âme,
elle expire dans les flots irréfragables de chagrins,
avec des vastes soupirs.
Aussi tu es l'âme d'un soleil glacé, usé,
qui va s'étendre sur le lit d'azur,
Et tes désirs d'amours et de passions
s'en vont sur les ailes du temps,
comme ta vie et ses derniers murmures.
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