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Quand je vous vois le soir apparaître en tailleur
Au coin de l'avenue, un plaisir indicible
Ennemi de ma peine atteinte à ma pudeur.
Vous voir dépasse tout les trésors de la Bible;
Mon cœur à ce moment s'échappe de son lit,
Bénissant son calvaire il rêve à votre rade,
Au miroir de vos yeux où l'âme a fait son nid;
Il semble en vous voyant qu'un bonheur se ballade
Sans le moindre remords sur un massif de fleurs,
Il émane de vous, l'éloquence lascive
D'un fleuve à son delta, comme un besoin d'ailleurs;
Ce mystère affolant dont ma joie est captive.
Mon désir est sans honte et face à vos bijoux
Il imagine un lieu sous la verte ramée
Et l'acte intemporel qui me lierait à vous
Ainsi en vous voyant s'élève ma pensée
Oh! je voudrais mourir fusillé par vos yeux.
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