|
Tu sembles cette biche immobile à l'orée,
Attendant l'heure exquise, au solitaire instant;
Là, parmi les prés nus s'allonge l'ombre fée,
Laisse-moi disparaître où va mourir le vent.
C'est avec du vieil or que j'écris l'amour notre;
Tu viens à mon chevet jamais quand je t'attends
Et passe à la cadence où la douleur se vautre,
Oh! viens me voir ce jour aux noces du printemps.
Je sais depuis longtemps que ma nuit sera longue,
Pourtant au fond de moi, jamais l'injuste oubli
N'effacera l'archet de ma tendresse oblongue,
Ton vivant souvenir dort au sein de mon nid.
|