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Ces vers que j'ai cueillis au jardin de mon cœur
Prouveront ta beauté de façon si louable
Qu'ils en seront l'écho, bien plus que leur valeur.
S'il faut que l'écriture atteigne l'honorable,
Je te célébrerai de l'aube à mon déclin,
En chipant dans tes yeux, leur pouvoir, leurs délices.
A toute heure du jour tu seras mon chemin,
Tes fleurs seront pour moi, d'innombrables calices
Où penchera mon âme, adorateur des Cieux;
J’effeuillerai Ronsard pour toi ma bien-aimée
Et même le printemps avant qu'il ne soit vieux,
En pillant ses sous-bois pour coudre à ta pensée,
Tous les parfums du vent, du rossignol ses chants.
Mes vers mis en bouquet te prouveront encore
Que tout ce que j'écris, traversera le temps,
Devenant chapelet dans l'air de chaque aurore.
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