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Le soleil s'abolit dans des reflets de cuivre ;
Un champ de blé oscille et valse dans le soir ;
Un linge usé finit sa vie sur l'étendoir
Tel, au vent, ce drapeau qu'un jour de gloire enivre.
Toi, tu marches d'un pas furtif, comme la Wivre :
Les moissonneurs, demain, combleront ton espoir
En remplissant la grange où s'endort le semoir,
Dans l'attente des jours de frimas et de givre.
Mais les ombres se jouent de l'espérance humaine.
Un ultime rayon s'est noyé dans mes pleurs,
Les oiseaux enfin las de survoler la plaine,
Ont rejoint le refuge aux multiples douceurs.
Et lorsque s'est tari le bruissement des ailes,
La nuit est un repas servi aux sentinelles.
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