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Il faut pour ta couronne un écrit flamboyant,
Serti de vérité que ta beauté dénoue,
Pas de lyre, ni d'arc, juste un filet d'argent
Sur une exquise page aux couleurs de ta joue.
D'une plume innombrable offerte à tes trésors
Je voudrais être Hugo cet amoureux poète,
Pouvoir m'assimiler aux courbes de ton corps,
Atteindre aussi tes sens , être un digne interprète
De cet air voltigeant autour de tes cheveux;
Mon esprit s'en irait sur le chemin du tendre
Où s'irise le sort des rêves langoureux.
En caressant l'intime afin de te surprendre,
Je dirais à ton cœur des paroles d'amour
Béni par un oiseau revenant de Cythère;
En relisant mes mots, la nuit se ferait jour.
Divinisant tes yeux j'aurais l'art de te plaire.
Je voudrais que l'on dise en découvrant mes vers,
Cette femme est un ange, autant qu'une déesse,
Et que ce soit ton nom qui traverse les mers
Et t'offre des honneurs digne d'une princesse.
Que neigeux de douceur et servit par ma main
Ton charme inimitable atteigne l'insolence,
Qu'à l'aube de ce jour plus le moindre écrivain
Ne puisse méconnaître un seul trait de ma chance.
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