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La nuit n'est pas pour nous, pauvre amante lointaine.
Les ombres embaumées ont recouvert tes pas.
Ton image se trouble aux eaux de la fontaine,
Dans l'horizon lointain, monte un chant de trépas.
Le hêtre du chemin laisse envoler sa faine.
Une bête affamée court après son repas.
Le vent s'est épuisé dans la même rengaine
Que celle des amants au bout de leurs ébats.
Pourtant je n'oublie pas l'invite du regard
Dont tu m'enveloppais à la clarté des lampes
Et je te cherche encore au fond de mon brouillard,
Celui qui vient nourrir la moiteur de mes tempes.
" Alors, me diras-tu, quelle est donc ta douleur ?
- Ton absence qui griffe et laboure mon cœur ! "
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