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Un regard devant, un regard derrière
L’oeil sévère
Sans jamais cligner des yeux
Il veille sur les cieux
D’un côté, tourné vers le passé
Avec des choses qu’il préfère oublier
De l’autre, il scrute l’avenir
Avec un horizon encore pire
Il n’est pas le jugement
Il n’est pas l’agrément
Il est simplement le savoir
Ni dans le blanc, ni dans le noir
Il ouvre et ferme les portes
Veille à ce que personne ne sorte
Il se tient sur le seuil, muet
D’un monde où le silence est éternité
A la naissance, à la mort
Il est présent, en réconfort
Il est là quand une chose est terminée
Deux visages, une vérité
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