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Il faut pour allumer ma lanterne une essence,
Un délicat regard enveloppant mon cœur,
Le gage d'une main dont la douce influence
Inspire à l'encre bleue une tendre candeur.
Comme un flambeau divin dont la flamme suprême
Apporte un tel amour, qu'il ne saurait tarir,
Ce vibrato léger qui prouve que l'on aime,
Comme un accord parfait ne peut que conquérir.
Tout l'idéal est là, ma ravissante femme,
Sur les pics acérés de ta grande beauté,
Lumineuse la nuit et dont la folle gamme
Ensoleille mes doigts, plus qu'un front emperlé.
Sans jamais défaillir cette invincible force
Palpite de bonheur aux neiges de ta chair
Où mon désir écrit, plus profond qu'en l'écorce
Un message si beau qu'il traverse la mer,
Qu'en Amérique même ils savent que je t'aime
Et pour te couronner d'un poème immortel,
J'enchâsserai ton nom des discours du Baptême
Dans un chef-d’œuvre en nacre aux ors d'un carrousel.
Je puiserai mon miel dans tes yeux sans nuage,
Qui font naître l'aurore au rire d'un instant.
Dans le Paradis doux de ton parfait visage
Mes lauriers fleuriront rien qu'en te regardant.
Celui qui porte en soi, les tendresses ardentes
Ne peut que s'élever vers les cimes en feu
De l'amour absolu. Dans l'aube des acanthes
La liberté du corps sans les règles du jeu
Est bien l'étoilement d'une soif infinie
Et le désir tranchant de partager ses fleurs,
Quand l'écarlate élan d'une sainte harmonie
Arrache à nos regards leurs brûlantes ardeurs.
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