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Il fait si bon l'été sur les monts du Morvan
Et le soir est si doux quand arrive l'automne,
Que savourer chaque heure est un jeu séduisant.
Ce coin a tant d'esprit que rien là-bas n'étonne,
Pas plus les gouttes d'eau, que les coups du soleil;
Dès les premiers frimas au temps du porte-plume
Sa forêt prend l'éclat d'un chef-d’œuvre vermeil
Et le secret terroir, d'une étonnante brume
Se drape avec entrain, déposant son fardeau
Entre les doigts sacrés de la sainte patrie,
A l'heure où le couchant trame sur le ruisseau
Son ruban de joyaux,coule la nostalgie.
Compagnon solitaire, à la morte saison
Le plus mineur chemin sagement distribue
Un bienfait de missel, louange d'un vallon,
Son calme offre la paix d'une terre inconnue.
Ce trésor ignoré, d'un bonheur virginal
Prête à l'enfant rêveur, les aile du poète;
Puisque au milieu des champs se promène un canal,
Ce pays à lui seul vaut les as d'une quête.
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