|
La musique qu’il a dans sa tête ,
une tête comme un panier de rêves
des nuages, des fleurs, d'oranges
Dans son âme, si fragile, et ses yeux
ça résonne et sa tête se lève
Son regard dans le vague
Il cligne des yeux pour te dire
Lui, il oublie pas
Et voilà que son corps se balance,
comme un vieux bateau
Il s'agite entre les vagues
Ça va, ça vient,
ça revient encore,
Sa main, longue, tordue, fermée,
s’agrippe au fauteuil
Et dans son ciel à lui,
il touche les nuages,
les vrais, les faux, il fait pas semblant
Puis il retombe,
dans un cri qui fait naufrage
et qui pourtant flotte encore.
Il est tout seul
seul mais heureux
Il est peut être fou
d'images et de pensées
Plus loin, il y a François,
François qui répète son prénom
Il frappe dans ses petites mains,
il rit, il souffle,
il s’arrête,
il recommence,
La musique qu’il a dans sa tête ,
une tête comme un panier de rêves
des nuages, des fleurs, d'oranges
Dans son âme, si fragile, et ses yeux
ça résonne et sa tête se lève
Il réfléchit.
Point final.
Puis virgule.
Il regarde avec ses yeux
il cause avec ses mains
et dans le geste incertain
Il prend ce qu’il peut saisir,
il n’a pas grand-chose à offrir
avant même qu’on le lui demande.
La musique qu’il a dans sa tête,
La musique qu’il a dans sa tête ,
une tête comme un panier de rêves
des nuages, des fleurs, d'oranges
Dans son âme, si fragile, et ses yeux
ça résonne et sa tête se lève
Et puis, dans sa drôle de voiture,
elle passe.
Elle s’arrête devant,
avec ses yeux d’enfant
Elle regarde,
elle reste immobile.
L’autre avance,
à pas saccadés,
son cri traverse la pièce,
ses mains frappent,
sa tête encaisse,
ses poings se ferment,
Elle avance vers moi,
doucement,
pour remettre une chaise en place,
Puis elle s’en va,
de son pas lent,
de son pas tranquille
en signe de paix. 
|