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La Mer
Sous ses mystères cachés
La voici , déployée lachée
Elle revêt son voile
Et nous tisse sa toile
Dans son immensité
Toute cette intensité
Fière et lugubre
Aux milles teintes
Tantôt adulée puis peinte
Touchée, choyée
Et plongée dans ses amours noyés
quelques naufrages
De chagrins sur le rivage
Austère de haut de sa grandeur
Elle a le visage de la candeur
Ses effluves qui enivrent
Et son cœur si pur si ivre
Sans elle je n’aurai pas pu vivre
Je reçois au visage ses diamants
Comme l’offrande d’un amant
Sur des plaisirs éphémères
Ses étincelles de colère
Aux saveurs amères
La mer
La mer , cette demoiselle
Aux couleurs changeantes
Aux douceurs enivrantes
Dans ses profondeurs intenses
Elle revêt le masque de ce vécu
Au fond de son abîme
Les secrets les plus sublimes
Des trésors enfouis pour des siècles
A l’aube du crépuscule
Quand elle déploie ses tentacules
Ce lent reptile qui s’éfile
Ce temps qui passe et qui défile
Elle a des relents de poussières
sur elle se déverse toute cette misère
Elle a subi les passions, et les guerres
Chaviré et ondulé quelques navires odieux
envoyés ces pirates au plus haut des cieux
Ces bras, ces corps aux âmes belliqueuses
Qu’elle a pris au détour de leur chemin
Dans le tourment de sa vague
hasardeuse curieuse
et presque diabolique
Elle les a eus ses amours platoniques
Elle les a eus dans son antre satanique
La mer 
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