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Tout est rude, vivant à sa place précise,
La vigueur à dessein, s'agite sans pareil,
Nulle asile est sacré, nulle place est acquise.
En mars quand elle sort de son profond sommeil,
Sous la mousse la fleur, prépare sa sortie,
Au banquet du printemps tout un passé de maux,
S'efface devant l'or, la mystique harmonie.
Les merles et les geais, dans les bois sont jumeaux;
Valeur à méditer, de l'aube au crépuscule,
La docile nature est un grand livre ouvert.
Poète ou bien rêveur à chacun son volume;
Rien n'est écrit, déjà, puisque rien ne se perd.
Harpe des prés, auteur, authentique génie,
Bien plus que sa parure, il charme par son chant,
Ce dérisoire oiseau, partage l'ambroisie,
Le discret rossignol est un sire élégant.
Est-il plus beau message au feston de l'orée
Que l'archet déchirant de ce fol amoureux;
Si le silence est d'or, sa voix diamantée
Enchante le terroir d'un mystère poudreux.
Tous ces coins familiers, ces chênes séculaires
Offrent à ma pensée un merveilleux écrin;
J'aime y porter mes pas, au milieu des fougères,
Savourer leur silence alors que le matin,
Dépense ses écus, qui souvent me rappelle
Les vitraux d'une église où flamboie un bonheur
Sagement alanguit. une ombre solennelle
A deux pas de l'orée y verse la douceur;
C'est là qu'un homme heureux retrouve ses racines
Et sait qu'en son pays existe le printemps,
Où couve la splendeur, de la rose aubépine;
D'un souffle qui s'épanche aux blondeurs de l'encens.
C'est sur ces verts sentiers qu'un sentiment pénètre,
L'alcôve de son âme et déborde sans bruit,
L'intime profondeur, le linceul de son être,
Son calme reposant, c'est la main d'un ami.
Par ces après-midi, clair et blond de septembre,
Il pansera ses maux, dans le recueillement,
Quand le cristal de l'eau, que la ravine est d'ambre
Les choses qui s'en vont ressemblent à nos ans.
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