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On n’a pas choisi nos racines,
ni l’immeuble où on a créché.
Mais on a grandi ensemble,
même pavillon,
même cage d’escalier.
Famille, c’est pas juste un nom sur un papier,
c’est la main qui se tend
quand t’as plus la force d’avancer.
C’est le regard qui te relève
dans ce monde qui part en vrille.
C’est les cris,
les portes qui claquent,
et parfois la baffe qui prévient pas.
Mais c’est aussi le pardon,
les silences qui réparent,
parce qu’au fond, on s’aime,
même quand on sait pas comment le dire quelque part.
Et puis y’a ton voisin,
celui qui t’aide sans rien en échange,
il te porte tes sacs de courses…
Pendant que l’autre,
derrière son portail bien fermé,
cache sa piscine
et te mate derrière ses volets.
Pas besoin d’avoir le même dieu
pour se dire bonjour.
Pas besoin d’avoir le physique
pour rentrer dans la team.
On s’en fout de ta couleur,
ton genre
ou ton passé.
Quand t’as besoin d’un frère,
personne te demande ton CV.
On est tous humains,
même si certains l’oublient derrière leur bureau.
Elle te parle sec,
te juge vite,
comme si t’étais qu’un cas soc de plus sur sa liste.
Et quand elle te dit que c’est ta faute,
toi t’as juste mal,
parce que t’as rien fait
mais t’as pris la balle.
Puis y’a l’amitié, la vraie,
pas celle qui te lâche quand t’as plus d’oseille.
Les potes qui restent là,
même quand t’as plus ta Lamborghini
et juste des TN trouées.
C’est eux qui te rappellent
que t’es pas seul dans la galère,
que même sans thune,
t’as de la valeur,
t’es comme un frère.
Fraternité,
c’est même sang,
même heure,
dans la joie,
la misère,
la douleur,
les pleurs.
On se reconnaît dans nos failles,
nos combats,
nos chemins.
Parce qu’au fond,
on est tous pareils :
même sang,
même main. 
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