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La chasse au bonheur
On croirait qu’il est là, à portée de fusil,
Mais en réalité, on brûle ses cartouches,
Car le bonheur s’envole, dès qu’il sort de son nid,
On se dit : ‘’ je le tiens‘’, mais on ne fait pas mouche.
On en est persuadé, il est vraiment très proche,
Pour l’atteindre il suffit de ne faire qu’un pas,
Mais voilà qu’on trébuche et l’on rate le coche,
Tout en n’étant pas sûr qu’un jour il reviendra.
Certains le considèrent associé à la chance,
D’autres pensent qu’il n’est qu’un plaisir passager,
Pour moi, le vrai bonheur suscite la méfiance,
Il est plein d’illusions propices à nous leurrer.
On a beau innover, monter sur une échelle,
Chevaucher des nuages afin de l’attraper,
Demander aux étoiles de ratisser le ciel,
Quand on croit le tenir, il nous laisse tomber.
A quatre pattes on cherche, car il faut que l’on cueille
L’herbe miraculeuse bien cachée dans les champs,
Ce vrai porte bonheur, ce trèfle à quatre feuilles
Qui se fait rarissime chaque nouveau Printemps.
Si l’on veut le connaitre, il faut l’avoir rêvé,
Par surprise il arrive au beau milieu d’un songe,
C’est bien le seul endroit où l’on peut le trouver,
L’avoir connu ailleurs ne serait qu’un mensonge.
Il en a tant déçu, il en a tant frustré,
De ceux qui très souvent ont frappé à sa porte,
Pour que l’on puisse atteindre dans la tranquillité
Toute la plénitude que cet état apporte.
Aristote nous dit, dans sa définition,
Que lorsqu’on le rencontre, nous touchons le sublime,
Qu’il est le but ultime de toutes nos actions
La fin d’un processus harmonieux et intime.
Platon, différemment, a une autre vision,
Il nous dit qu’on l’atteint par une vie vertueuse
Dans laquelle on prendrait de bonnes décisions :
C’est la philosophie des pensées harmonieuses.
L’Hédoniste Epicure le voit dans ce plaisir,
Où toutes les douleurs sont forcément absentes
Mais on peut se passer de vouloir en jouir,
Car ne rien désirer est la meilleure attente.
Contrairement, pour Kant, il est imaginaire,
Rien qu’un simple idéal au concept empirique,
Il faut que ce mot là garde tout son mystère
Vouloir le définir serait allégorique.
Descartes le présente un peu comme un sursis,
C’est à nous d’éviter nos humaines erreurs
Ce qui est excessif peu à peu nous conduit
A perdre la raison…le bonheur est trompeur.
La thèse de Pascal se veut plus Spirituelle,
Il n’est pas sur la Terre, mais là-haut dans les cieux,
Car certains pensent même qu’il peut être éternel ;
Les hommes dits heureux ne le sont que par Dieu.
Claude
Ecrit le 17 Janvier 2026
‘’La chasse au Bonheur ‘’
J’ai emprunté ce titre à un livre de Jean Giono.
Illustration musicale :
‘’ Les p’tits bonheurs ‘’ Thomas Dutronc
https://www.youtube.com/watch?v=Di-H5QD6bZM&list=RDDi-H5QD6bZM&start_radio=1
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