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je me relis
ou peut-être me relie
à moi-même
dans le jardin du poème
le ciel en fête
m' y octroie son entête
l'ombre de ma mort
y parade dans son suaire d'or
dans ce jardin de l'être
où je me sens renaître
je cueille les mots
qui affleurent sous ma peau
j'en fais des bouquets
voués à l'éternité
dont la fragrance éphémère
se défait dans les airs
Françoise Urban-Menninger
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