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On repense parfois a tout ce qui n'est plus,
Alors que la jeunesse un jour s'est fait la belle,
Nous reviens les émois de sentiments déchus
Et nous guettons au loin la dernière hirondelle.
C'est un ordre établi sans église, sans croix;
De modestes envois aux haleines champêtres,
Sommeillent dans un meuble aux décors d'autrefois,
Tristement remisé,ces adorables lettres;
Ces feuillets souvenirs au charme suranné
Propagent la langueur, d'une entaille muette;
De cet effacement d'un pleur inconsolé,
La fleur que nous sentons, nous semble désuète.
La lente solitude exhale un lourd parfum,
C'est le subtil poison de la mélancolie.
La cloche du passé qui répand son tocsin,
Ouvre en nous un écrin que l'ombre sanctifie.
Et c'est les doigts tremblants que saisissant les plis,
De défuntes amours s'écoule l'espérance,
Dont le riche éventail dans un style concis
Comme une larme d'or caresse l'éloquence.
De l'art de cet encens sur le vieillot vélin,
Il semble que palpite encore un cœur; la lyre
D'un regretté bonheur, qui reprend le chemin,
Alors que vient le soir, que notre vie expire.
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