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En admirant vos doigts, se mouvoir avec grâce,
Bondir et caresser l'antique piano,
Arrachant au clavier un virginal sanglot,
On perçoit la douceur, cette élégante audace
Qui ne laisse au réel qu'une modique place
Et délicat moment, vos yeux faisant écho
A mon cœur qui s’emballe en suivant le galop
De ce divin extrait, que l'amour dédicace.
De ce monde infini, s'épanche le bonheur,
Que c'est beau chaque éclat dès qu'un silence meurt.
Je devine un soleil, sous vos paupières closes;
Oh! ce suprême envoi qui me met à genoux
C'est la muse des champs qu'il me faut accueillir,
Tant vous semblez avoir les mains pleines de roses.
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