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Vous semblez une rose au jardin d'Ispahan

le jeudi 08 janvier 2026, à 20:25. Posté par plumeflore


    D'un battement de cœur je vous tends une rose,
    Que cette lettre soit un duvet qui se pose;
    Si votre douce voix, prononce ces chers mots,
    Qu'à foison rossignols, leurs fassent mille échos.

    Pour vous, rien que pour vous je veux que ce message
    Épouse chaque trait de votre beau visage;
    A vous j'offre aujourd'hui ce lumineux vitrail,
    Ce coffret Vénitien au délicat émail.

    Que mes sens on sculpté dans l'esprit romantique,
    C'est l'aveu d'une plume à l'accent sémantique
    Où soupire mon cœur sur un drap de frissons,
    De fleurs, de bon vouloir, qui sans mal vous dirons

    L'ampleur de mon amour, qui n'a point de limite,
    Et ne fait que gravir, comme la clématite
    S'enroule autour d'un tronc pour connaître le ciel;
    Ma tendre passion fait de vous l'essentiel.

    Il n'est d'autre horizon, de vous tout m'est délices,
    Vos sourires j'adore autant que vos caprices
    Et je sais maintenant pourquoi j'aime vos yeux;
    Mais c'est là pour mon âme un secret merveilleux

    Point possible à tenir, comment pourrais-je taire
    Votre enchanteur regard et comme peut me plaire
    Sous la dentelle et l'or, tout ce qui me séduit.
    Savez-vous vraiment ce que votre corps produit?

    C'est l'effet de l'amour, sous le jeu d'une essence,
    C'est de divins joyaux que la grâce dépense;
    C'est à vous que je dois cet éminent besoin,
    De fixer mon bonheur, d'aller toujours plus loin

    Dans cette soif d'offrir, plutôt que du silence,
    C'est le doux bruissement d'une jeune espérance,
    Un concerto de vers, brillant comme bijoux,
    Pour que jamais ne meurt le désir entre nous.

    Que ne ferais-je pas pour vous voir bien-heureuse,
    Quand sur le piano d'une soirée ombreuse,
    Nos deux cœurs dans le noir, confondent leurs accords,
    Qu'à pas de loup avance un plaisir aux mille ors.

    Le bonheur monte en moi, bien plus profond qu'un rêve,
    Je sens naître l'amour, dans mon corps plein de sève,
    Au-delà des humains, votre nom est si pur
    Que j'aime vous couvrir d'un camaïeu d'azur.

    Ma bouche avant ces vers, aspirait à vous dire,
    Qu'elle aimait plus que tout votre éminent sourire.
    L'inestimable amour que pour vous je ressens,
    Est égal à mes yeux, au retour du printemps.

    C'est pour vous que j'écris, oh! femme bien-aimée;
    Vous êtes l'hirondelle au ciel de ma pensée
    Depuis plus de seize ans votre charme est présent,
    Vous semblez une rose au jardin d'Ispahan.

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