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C'est ta voix que l'oiseau colportait en cadence
Quand l'aube souriait, aux jours de mon enfance,
C'est toi, dont je rêvais, le soir au bord d'un bois;
Chaque fleur te savait, j'en mesurais le poids.
Comme un volubilis cherche un tuteur immense
Pour connaître le ciel, mon cœur plein d'innocence
Sans le savoir battait pour ton joli minois,
Etourdissant flambeau, ma tendresse aux abois
D'un miracle attendait des yeux qui sans pareilles
Pourraient m'offrir d'un clin le monde des merveilles.
C'est par un beau matin que l'implacable sort,
Présent divin, souffla sur moi sa poudre d'or;
D'un amoureux regard, tendre, indéfinissable
Je reçu ton soleil à nul autre semblable,
Cette manne céleste au moment de jaillir
Mieux qu'un timide aveu, scella mon avenir.
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