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Noël des solitudes
Je parle mais à qui ? J'attends un écho frêle,
Un murmure d'avant, un souvenir d'amour,
Un sourire peut-être, en cet ultime jour,
Seule dans la pénombre où le temps s'entremêle.
Les murs restent muets, la chanson de la grêle
Vient rompre le silence en funeste tambour,
C'est un rythme obsédant aux griffes de vautour,
Mon âme déchirée est vase qui se fêle.
La solitude immense a noyé tout espoir,
Il faut juste se taire et rire dans le noir
En regardant les yeux de la désespérance.
Vienne la nuit complice et perle le matin,
Ce soir, il fait trop triste et l'affreuse souffrance
Remonte du néant, grimace de catin.
Alba
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