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J'ai rêvé que nos doigts au jardin de l'amour
Sous l'aubépine en fleurs, se nouaient de tendresse,
Que d'élégants oiseaux enchantaient notre jour
Et qu'un désir montant nous faisait la promesse
De sourdre sur nos corps, les frissons de son cours.
Qu'autour de nous des lys propageaient la caresse
Des souffles printaniers; incitant le discours
D'un ange rossignol, dont la langue maîtresse
N'a qu'un seul objectif l'invincible bonheur.
Je nous voyais heureux, fragile et plein d'ardeur,
Bénissant le destin de l'aimable légende.
Nous avions dans les yeux le miracle divin,
Et jeune papillon je consignais l'offrande
Pour que ce souvenir se propage à demain.
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