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De tout ce monde humain, la houle se déchaîne,
Entre guerre et mensonge existe-t-il vraiment
Un coin, un continent, un espace sans haine?
Sans autres carillons, que les harpes du vents?
L'homme trace déjà ses grandes funérailles,
Si vite évanoui son amour est un deuil;
Faisant fi du présent cerné par ses murailles
Chacun meuble son jour afin de n'être seul.
Cédant à l'âge d'or je rêve d'une terre
Connaissant une paix, que le calme produit.
D'un terroir inconnu festonné de mystère
Où seul le chant de l'eau, d'un frisson attendrit
D'une tendre cantate ourlerait le silence.
Mon sort ne pèserait pas plus qu'un papillon,
Vivant de miel et d'eau, d'herbe de providence,
J'aurais autant d'égards, pour l'infime bourdon
Que pour un beau chevreuil. perdu sous les ombrages,
Qu'il me serait plaisant, d'apprendre chaque fleur,
De percevoir l'archet des offices sauvages.
D'être au diapason, fragile de mon cœur.
Sans métal, sans argent, j'éclairerais mon âme
A la messe de l'aube, au récital du soir;
Heureux d'être vivant, d'entendre au bois le brame
A l'heure du berger et sagement m'asseoir
Au creux d'un vert vallon, sur un tapis de mousse,
Envahit par le miel de nobles sentiments.
Au chevet d'un l'automne où la ramure est rousse;
Un livre entre les mains, je passerais mon temps
A sabrer mon bonheur, en dégustant la vie,
Au bal de la nature, amusé par ses airs.
Tranquille et sans regrets, devant une ancolie,
J'épouserais le vœu, d'aimer son univers.
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