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J’ai enfermé le vent
(Petite fable d’automne)
J’ai enfermé le vent en refermant la porte,
Le voilà prisonnier, il ne court plus les champs,
Il est entré avec deux ou trois feuilles mortes,
Qui ressemblent un peu à des tapis volants.
Le vent s’est engouffré poussé par la bourrasque,
Il n’ira pas plus loin, pris entre quatre murs,
Il se sent bien piégé et son souffle fantasque
N’a plus dans ma maison une aussi fière allure.
Il voudrait s’échapper, il va de pièces en pièces
Me passe entre les jambes…il ne manque pas d’air !
Mais petit à petit il perd de la vitesse
Essaie de m’amadouer pour que je le libère.
Il se cherche une issue, une fenêtre ouverte,
Ou le bas d’une porte qui n’est pas calfeutrée,
Oui, mais il tourne en rond et ça le déconcerte,
De voir qu’à l’extérieur claque les vieux volets.
Il n’en peut plus d’entendre le Mistral qui dehors
Fait décoller des tuiles et renverse les pots,
Cela le met en rage et il maudit son sort
Car lui il ne soulève que le bas des rideaux.
Un peu comme un fantôme, il hante la maison
Se faufile partout tout à sa convenance,
Il gonfle les soufflets de mon accordéon,
S’enhardit brusquement, perd haleine puis renonce.
Mais mon chat très malin, de sa patte légère
Pousse un peu cette porte qui était mal fermée
Et le vent profitant d’un simple courant d’air
Juste par l’encoignure parvient à s’évader.
Claude
Ecrit le 12 Novembre 2025
Illustration musicale :
Lizzy Hoyt : '' V 'la l'bon vent'' Traditionnel sur un air Irlandais
https://www.youtube.com/watch?v=aOYG5ugi-0A&list=RDaOYG5ugi-0A&start_radio=1
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