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L'hiver ferme ses persiennes,
comme un vieux alangui,
Et se tapi silencieusement dans la fosse de la nuit.
Le printemps dévêt son manteau d'indolence,
Et s'extrait du venin de l'ennui.
Il étend ses bras de lumières majestueuses
sur le visage pimpant de la terre.
Les fleurs dressent leurs jets d'extases
jusque dans le vestibule de l'éther.
Le soleil se laisse noyer vertement dans l'insomnie,
Et dissémine ses pluies d'or
sur les seins des prairies endormies,
sur les frondaisons, qui comme les femmes,
Sont les équilibres faramineux de la vie.
Si bien que les grêles des peines dolentes
des nixes se dissolvent à l'infini,
Quand les oiseaux font retentir jusque dans les lisières
de l'amour vertueux,
leurs chants sémillants et exquis,
Et repoussent les tempêtes ténébreuses du ciel,
au -dessus des ponts de verdures verdoyants et fleuris.
Et la nature danse sous les flots étincelants d'harmonies.
Quand elle voit que même la pluie
à refusé d'épandre ses fiels sulfureux sur la sphère.
Et qu'elle s'est éclipsée délicatement comme une plume
dans l'ouate des fonds de l'éther.
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