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J'ai rassemblé pour toi, ce grand bouquet de mots,
Semblable à des œillets, au ciel de l'Italie;
A ma façon d'aimer, de t'offrir des émaux,
C'est en trempant ma plume au col d'un ancolie
Qu'un immortel désir finance ma douceur.
Oh! mon sublime amour, l'eau vive avec laquelle
J'écris ce soir, cette encre est celle de mon cœur.
Baigné de volupté, ma plume, elle, est une aile,
La peine qu'elle endure est un mal semé d'or
Où passent des ruisseaux, des parfums angéliques
Et des rêves secrets, son espoir est si fort
Que même mes regrets ignorent les colchiques.
S'il se peut que le temps, sépare nos destins,
Rompant ainsi de droit le parfait équipage
Où que soit notre espoir, le joug clair de nos mains
Toujours il restera notre éminent sillage.
Sur les notes du vent restera notre herbier
Les courbes de ton corps, la foudre de nos veines;
Emblème de l'amour, du rendez-vous premier
La rose incontournable et l'eau de nos fontaines.
Qu'importe la raison le goût des amoureux,
Leurs pas les mèneront, vers la même évidence,
Tout comme je suivis le chemin de tes yeux,
Suivre l'aube et le feu, jusqu'au seuil du silence.
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