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Le temps qui jusque là
Le temps qui jusque-là nous avait épargné
A su sournoisement changer le cours des choses,
Nos visages, nos corps peu à peu ont changé,
Le roman de la vie n’est plus à l’eau de rose.
Les saisons nous entrainent dans leur compte à rebours,
Rien ne peut arrêter l’horloge solennelle,
Dont le fol balancier rythme le flux des jours
Pour mieux nous rappeler que nous sommes mortels.
Le bleu n’est plus de mise, les jours deviennent gris,
Chaque nouveau matin ne tient pas ses promesses,
On se dit à notre âge, s’il nous l’était permis
Qu’on ne referait plus nos erreurs de jeunesse.
Tous nos beaux souvenirs sont des champs en jachère,
Il ne reste plus rien du bonheur mensonger
Qui s’invitait pourtant dans nos rêves précaires
Où quelques utopies cherchaient à s’exiler.
Sur le seuil de la porte, la vieillesse a sonné,
Va-t-elle oser rentrer, dedans il fait si sombre
Le silence des murs pourra-t-il pardonner
Ces cris qu’il a perçu au milieu des décombres.
Aucun mot ne pourra définir notre peine,
Ni troubler le sommeil de ceux qui sont partis,
Il y a quelque part une main inhumaine
Qui balaie d’un revers la flamme de la vie.
Claude
écrit le 12 Mai 2025
Illustration musicale :
Michel Fugain : '' Où s'en vont...''
https://www.youtube.com/watch?v=Zj2kHFlPoIw&list=RDZj2kHFlPoIw&start_radio=1
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