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Pour les poétesses et les poètes du site
Il y’a celles qui s’en vont, il y’a celles qui reviennent,
Il y’a ceux qui nous quittent pour un oui ou un non,
Il y’a ceux qui aussi sur le site se promènent
Sans laisser de message…mais nous les connaissons.
Il y’a celles qui fuguent et dont on perd la trace,
Ceux qui sont dégoûtés ( ceux-là se multiplient )
Pourtant quoi qu’il en soit, personne ne les chasse,
Et même anonymes ils restent mes ami(e)s.
Il y’a ceux qui préfèrent partir discrètement,
Mais pour quelle raison ? personne ne le sait !
La vie c’est tell’ment con pour qu’on puisse vraiment
Leur en vouloir un peu jusqu’à les oublier.
Il y’a ceux j’en suis sûr qui sur un coup de tête
Ce sont dit : ‘’c’est fini, de ce site, je m’en vais !’’,
Il y’a celles qui le font et puis qui le regrette,
Je crois qu’à celles-là on peut tout pardonner.
Ils s’en vont, elles reviennent un peu comme le vent
Car ce sont avant tout des enfants de bohême,
Ils ne sont jamais là où quelqu’un les attend
Des avions en papier transportent leurs poèmes.
Elles s’en vont, ils reviennent comme font les oiseaux ;
Faut-il pour les garder qu’on leur coupe les ailes
Pour qu’ils ne migrent pas vers des sites nouveaux ?
Nous savons tous ici qu’il y’en a des kyrielles !
Il y’a ceux qui s’en vont sans dire au revoir,
D’autres plus délicats se fendent d’un adieu,
On pense quelquefois que ce n’est qu’un bobard
Et qu’ils vont revenir avant un an ou deux.
J’en connais qui ont même poussé jusqu’à l’extrême
En s’étant éclipsé de nombreuses années,
Puis un jour, par surprise, ils nous postent un poème
Et nous refonds ‘’coucou’’ comme si de rien n’était.
Il y a ceux qui ont le cœur à marée basse,
D’autre des vagues à l’âme à vouloir s’en noyer,
Il y a celles aussi qui même dans la mélasse
Pondent toujours un texte qui vous fait rigoler.
Il y en a hélas qui ne reviendront pas,
Cependant ils nous laissent en précieux héritage,
De merveilleux poèmes bien loin du charabia
Et qui témoigneront de leur trop bref passage.
Puisque la poésie est une nourriture
Un peu comme du pain qu’on aime partager,
Dans nos moments de joie, dans nos moments obscurs,
Elle peut nous aider et même nous sauver.
Nous avons tous ici tant de maux à panser
Alors avec les mots, essayons de guérir,
Aux Revers de la vie, sachons nous opposer ;
La seule thérapie, c’est le besoin d’écrire.
Claude
Ecrit le 25 Septembre 2025
Illustration musicale :
Anne Sylvestre : ''Les gens qui doutent''
https://www.youtube.com/watch?v=WQuAugvtp2Y&list=RDWQuAugvtp2Y&start_radio=1
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