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Les Contes de l’enfance
J’ai plaisir à relire les contes de l’enfance,
Certains sont surprenants, donnent à réfléchir :
La Belle au Bois Dormant qui pendant cent ans pionce,
C’est vraiment étonnant qu’on puisse autant dormir.
Le beau Prince charmant sur la bouche l’embrasse
Alors que cette Belle doit être édentée,
Moi je trouve la scène proprement dégueulasse,
J’aurai jamais osé lui filer un baiser.
Quant au Chaperon Rouge, là ce n’est guère mieux.
Pourquoi a-t-il voulu entrer dans la chaumine ?
Car faute de grand-mère, trouvant le loup au pieu,
Qu’est-ce qu’il a dû flipper en voyant sa bobine.
Heureusement la chance sourit à Cendrillon,
Qui passe d’une courge a un joli carrosse
Et n’apparaitra plus ainsi qu’un vrai souillon…
Quand on devient princesse, plus jamais on ne bosse.
Après avoir connu la plus grande misère
Elle se rend au bal pour voir son chevalier,
Mais hélas à minuit, pas de chance, peuchère*
Aux yeux de celui-ci, soudain elle disparait.
Heureusement plus tard, ça se termine bien,
Il suffit pour cela d’enfiler un soulier,
Le prince la retrouve, ils se font des câlins
Cendrillon a trouvée chaussure à son pied.
C’est le même destin pour notre Blanche Neige
Dont une vraie marâtre enviait la beauté,
Pourquoi a-t-elle croqué, dans un fruit ? Sortilège !
La méchante sorcière cherche à la dégommer.
Elle offre une ‘Pinklady* qu’elle tient dans sa paume,
A la belle insouciante qui après deux bouchées
Devient blanche comme neige et tombe dans les pommes,
Mais y’a pas de SAMU, d’Urgence ou de Pompiers.
Heureusement 7 nains qui reviennent du boulot,
Trouvant la jolie fille inerte sur le parquet
Réussissent par miracle en y allant franco
Avec du bouche à bouche à la réanimer.
Pauvre Petit Poucet perdu avec ses frères
Au milieu des montagnes et des noires forêts,
Par chance des cailloux qu’il avait mis par terre
Lui montrent le chemin pour ne pas s’égarer.
Mais lorsqu’ils s’en retournent chez leur père et leur mère
Ces deux gros dégueulasses ferment la porte à clé.
Et pour les 7 enfants, c’est encore la galère,
Ils marchent pendant des heures, c’est vraiment pas le pied !
Deuxième tentative avec des mies de pain,
Oui mais là, pas de bol car les oiseaux les bouffent,
Et le Petit Poucet qui reste sur sa faim
Se reperd à nouveau au milieu d’la cambrousse.
Après tout un périple sans trouver un seul gîte,
Il voit une maison, hélas sans se douter
Qu’un ogre avec sa femme en ce lieu y habite
Et que pour le dîner, il risque d’y passer.
Heureusement Poucet trouve une paire de bottes
Que l’ogre a laissé trainer dessous un banc.
Des bottes de 7 lieues, j’le dis pour l’anecdote
Qui permettent au gamin de faire un coup fumant !
Avec ses frères et sœurs, il vole une charrette,
Remplie de pièces d’or que l’ogre a engrangé ;
Le grand frère devant tirait comme une bête
Et lorsque ça montait…ben…le petit poussait.
J’ai toujours de la peine pour la pauvre Blanquette
La chèvre de Seguin vraiment pas très fûtée
Qui voulait tous les jours faire des galipettes
Sans se méfier d’un loup qui l’avait reluquée.
Car lorsque je relis ces contes d’un autre âge,
J’y vois de la violence et de la cruauté,
Les sorcières et les fées ne font pas bon ménage
Ainsi je m’aperçois, qu’au fond, rien n’a changé.
A travers ces histoires de princesses et de bal,
D’enfants abandonnés, de misère, de tueries,
Comme chez La Fontaine il y’a une morale
Qui montre que le monde n’est pas joli joli.
Claude
écrit le 24 Septembre 2025
peuchère*
(exclamation utilisée dans le Midi pour
exprimer une commisération affectueuse)
Pinklady : variéte de pomme rouge
Illustration musicale
'' Göttingen '' de Barbara chanté par Pomme
https://www.youtube.com/watch?v=dhrBINKuTE4&list=RDdhrBINKuTE4&start_radio=1
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