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Parmi les fleurs et les bougies
Des souvenirs sur l’autel béni
Du copal monte en fine brume
Et la mort revêt ses costumes
Les calaveras s’éclairent lentement
Peintes de joie, d’embrasement
Elles chantent pour que rien ne s’efface
Pour que le cœur leur fasse une place
Les oeillets, d’un jaune-or si pur
Tracent le chemin qui devient murmure
Où les esprits, guidés par les voluptés
Rejoignent les vivants enjoués
Pain, mezcal, couleurs sont partagés
Avec tendresse, avec bonheur, avec fraternité
Ce jour où la mort fait une trêve
Un pont entre réalité et rêve
Ni cri, ni peur, ni oubli
Juste de l'amour, en transe
Parmi les fleurs et les bougies
Les âmes dansent
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