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Voici que mes sonates spleeniques
s'en vont sur les ailes du temps,
en un arpège éclair,
Ainsi que mes flots de langueurs sombres,
s'étirent en de longs bâillements sur le sein de la mer,
si bien que je suis comme l'aube exaltée,
Qui fend le crépuscule endormi,
avec ces cisoires aux éclats fascinants,
Qui embrase l'émergence des soleils radieux,
de l'oeil de l'océan,
Pour chasser la bise froide de l'automne,
en des battements de cils apaisants,
Aussi je suis l'orgue
qui laisse jaillir ses poèmes de lumières,
À travers ses toccatas enivrées
d'extatiques amours,
Et qui laisse flotter en neiges,
jusqu'au plafond de l'amphithéâtre,
des magnificents arpèges, tour à tour,
Et ses symphonies de cotons
qui descendent sur tes yeux de velours,
Depuis que tu fais ton apparition près de moi,
et dans l'alcôve de mon cœur, Dame d'atours,
Depuis que tu scintilles
comme une pluie de gemmes,
Chère Ophélie,
Qui par ta présence chaleureuse,
embrase les partitions d'amours,
sur les cordes sensibles des altos flamboyants de vies.
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