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Sur la plage, allongés
Sur le sable blanc
Sur les vagues, fixés
Sur leur va-et-vient incessant
Sur nos regards, ancrés
Sur la ligne d’horizon
Sur les nuages, voyagés
Sur les blancs moutons
Sur le ciel, encadré
Sur toute notre vue
Sur la grisaille, scotchés
Sur nos espoirs vaincus
Sur nos rêves, avancés
Sur les rails de la désillusion
Sur les chemins, tracés
Sur nos désirs d’évasion
Sur les plages, rejetés
Sur le sable carminé
Sur les corps, ramenés
Sur une terre refusée
Sur la plage, restés
Sur un territoire promis
Sur un eldorado, enterrés
Sous le sol de nos utopies
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