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Tout était rose,
Regards vrais, fous rires, juste amis sans poison.
Je pensais que le temps était la clé d'une amitié en béton.
Je te complimentais,
Je te défendais sans rien demander en retour.
Tu étais ma meilleure amie.
Ce fût erreurs sur erreurs.
Je ne sais comment…
Le rose vira au bordeaux.
Comme si j'étais jetable, remplaçable.
Tu t'es tournée vers celui que je hais pour toi,
Celui avec qui j'ai fait polémique avec ses amis.
Tout le collège était au courant.
Pour te protéger,
Pour te défendre,
Pour te faire respecter,
Pour t'éviter des insultes quotidiennes.
Pour toi.
Je t'ai simplement dit que c'était ton problème, ta faute, ta naïveté.
Je m'en voulais de m'être mis dans des embrouilles pas possibles pour ça…
Tu as répondu agressive avec des mots insignifiants.
Tu as ouvert une nouvelle plaie en rigolant,
Pendant que je gardais ma poker face.
Comme un nom sur une liste, un visage flouté par une longue absence,
Tu m'as remplacé aussitôt.
Parlons de ce secret… celui que je t'ai confié une semaine avant.
Il a atterri dans les oreilles d’un grand nombre de personnes.
Je ne sais pas qui, mais ça détruit.
Comme un vieux dossier, tu es réapparue.
Sans excuses. Sans hontes.
Ta copine a tendu ta main à ta place…
J'ai accepté : grave erreur.
Elle a tout de suite eu la langue baladeuse.
Elle a usé de sa langue de vipère.
J'y ai cru en notre belle amitié.
Tu es devenue distante, dure, méchante.
Je viens te parler : "tu me soûles", "je t'ai déjà dit bonjour".
Je ne viens pas te parler : rien, silence total.
Ça t'amuse donc de me parler mal devant les gens ?
Et moi, comme un con, je ne riposte pas pour ne pas t'afficher,
Car j'en ai la grande possibilité.
C'est pourtant toi qui es revenue en rampant.
J'ai agi avec maturité.
Tu te contentes simplement d'un coucou de loin,
Vide comme ton cerveau,
Vide comme ton cœur,
Vide comme toi.
Vivant de l'extérieur,
Te ressemblant.
Je t'ai ghosé,
Toute la journée, on se croisait, je ne t'adressais pas un seul regard,
Sans effets apparents.
C'est décidé : je ne veux plus de toi.
J'ai changé de mentalité :
" Toujours avoir un coup d'avance "
" Tuer ou être tué "
" Savoir tourner une situation à son avantage est primordial "
" Toujours penser à soi avant les autres "
" Que pour ma gueule et ceux qui le méritent "
" Ne jamais faire confiance "
Je ne pardonne jamais complètement.
Je suis la rancune en personne.
Quand je vais t'abandonner,
Tu le regretteras plus que tu ne le crois.
Pas pour le plaisir de faire mal,
Pour le plaisir de te rendre la pareille.
Tu sauras ce que ça fait d'être trahi froidement
Par le pote loyal et gentil comme tout.
Tu m'as assez déçu pour que je te raye sans trembler.
Serais-ce mon côté Zolanski qui ressort ?
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