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Collines
Collines blondes, collines rondes
A l’horizon,
Mamelons qu’on caresse de la main
Sur un fond de ciel bleu,
Monts de Vénus dominant
De riantes vallées,
Soubresauts de la terre
Pour taquiner l’azur ;
Collines fières, collines ocre,
Chapeautées de bâtisses
Aux remparts crénelés,
Affichant alentour
L’orgueil de leurs maîtres,
L’insolente richesse
Qui n’a cure de ceux
Qui croupissent à leurs pieds
Collines brunes , collines grises,
Fouettées par les orages,
Secouées de tremblements
Quand la terre frémit,
Que les pauvres demeures
En pisé d’autrefois,
Se fendillent et s’écroulent,
Poussière de cimetière.
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