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Le Poème égaré
Frêle passant des jours sur l'océan du temps,
Le Poème égaré, victime de son rêve,
Navigue sans boussole au loin de toute grève,
Brin d'Écume le frôle, en robe de printemps.
La dame virginale, amante de longtemps,
Apaise ses tourments par sa douceur sans trêve,
Son voile de blancheur rivalise avec Ève,
Et son charme infini chasse les contretemps.
Le Poème devient, au gré de l'onde pure,
Tourbillon de désir sur une enluminure,
Il chante ses amours et la vague l'entend.
Voici l'île Bonheur, l'îlot de Toute Grâce,
Il accoste aussitôt, la brise le surprend,
Ses rimes sans tarder célèbrent son audace.
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