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C'est de l'encre pâmée où macère un frisson,
Au cœur de l’encrier de fine porcelaine,
Que se mêle à l'amour les mots de ma chanson;
Entre mes doigts la plume en digne souveraine,
Condense des bijoux, des rêves à foison.
La lampe se consume alors que ma fontaine
Inonde le vélin, est-ce donc la raison?
Pour laquelle mon âme entonne pour ma reine,
Un tendre gazouillis qui ressemble à celui
Que proclame au printemps dès le seuil de la nuit,
L'amoureux rossignol, qui chaque instant répète
Son merveilleux je t'aime; aurai-je le velours
De sa voix, dans mes vers, ceux même du poète?
Pour écrire d'un trait, je t'aimerai toujours.
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