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Au mois de Mai fleuri tout s'éveille et tout rit
Les amoureux s'embrassent à bouche que veux tu
il y a des nouveaux nés qui têtent goulûment
Le bon lait nourrissant qui sort en longs jets blancs
Des mamelles qui pendent au ventre de leur mère
Gonflées comme des voiles sous le souffle du vent
Des millions d'ailes qui se déplacent comme des voiles
Sillonnent l'espace aussi nombreuses que les étoiles
Il y a des vaches qui se prélassent sur l'herbe grasse
Des fleurs à profusions qui ornent la prairie
De bons gros boeufs placides qui font la guerre aux mouches
qui tournent autour de leurs oreilles et de leur bouche
Qui tentent de les chasser de leurs grands yeux vitreux
De leur museau humide en agitant leur queue
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