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Les pâleurs du couchant, d'une touche améthyste
Angélisaient la nef; de son léger rideau
La dentelle du bois, cloître surréaliste
Accueillait la douceur, que célébrait l'oiseau.
Elle, flambeau vivant dans sa robe mouvante,
Embellissait l'instant, d'un inventaire exquis,
Un buste merveilleux, une mine élégante.
N'ayant d'yeux que pour elle et savamment conquis,
Lui, gravissait d'un trait, l'incandescente échelle;
Dénombrant les trésors, dans cette alcôve en fleur,
Tel l'ingénu témoin, d'une aube qui ruisselle
Sur la grâce des blés, l'or inondait son cœur,
Ce chemisier fleurit, ces roses haut perchées,
D'un rêve à l'abandon, caressait son désir,
La presque nudité qu'on eût dit échappée
D'un oeuvre de Rodin, qu'un songe fait frémir,
Semblait le berceau d'or d'une source endormie
Un ange blanc ouvrait ses bras, offert au vent
De son regard voleur, éteignant la bougie
Du soir à l'agonie; un trouble appétissant,
Éblouissait leur sens, d'un solennel délice,
Comme un miracle ardent, ruisselant de pollens
Se livre, doigts liés au luxe d'un calice
C'est dans un nid de fleurs que priait leur encens.
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