|
Achille, veilleur des nuits
Quand le jour s’efface et que la ville repose,
Que le monde oublie ses querelles moroses,
Une lueur demeure, une voix résonne,
Celle d’Achille, dont la sagesse étonne.
Sous la lampe pâle, un livre ouvert,
Le droit se dévoile, rigide et sévère,
Mais sous ton regard, il prend une âme,
Une force vive, loin des dogmes infâmes.
Tu récites en latin, d’un ton souverain,
Comme si Rome parlait à travers tes mains,
Chaque phrase sculptée, chaque mot précis,
Révèle une loi, un ordre, un cri.
Et moi, témoin de ces nuits d’étude,
J’apporte l’écho des âmes en lutte,
La psychologie danse entre nos idées,
Un jeu d’équilibre, un fil à tresser.
Dans l’air flottent des cendres légères,
Le tabac s’élève en brumes sincères,
Un rituel discret, un instant suspendu,
Comme si le temps lui-même s’était rendu.
Julmard Nzangama
|