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A quinze ans consumé de ravissement
Mon intérieur labouré d'impétueux désirs
Ruisselait de brûlantes ondées
D’ex-voto coupable, au parvis de mes rêves
Détonnant de beauté,
Me tourmentait d'amour
D'anges crépuscules
C'est derrière un rideau de dentelle
Que j'imaginais des contes immoraux,
Parmi des arches fleuries,
De ma forteresse d'enfance
Je me gavais de soleils féminins,
D'odeurs tendres, de volupté
M'infligeant de ferventes tortures
D’excitants satins, outrageaient ma tendresse
J'abandonnais mon romantisme
Aux fleurs tièdes de mes songes,
Aux limpides ténèbres de mes quêtes
Mon âme, pauvre jouet abandonnée aux rêves
D'une traînée d'étoiles
Rutilait de flammes impérissables
Dans des lisières d'impudeurs
J'éclaboussais l'ombre, de mystiques péchés
Et fantasmais mes nuits
Aux invisibles cordes de ma soumission
Poursuivant la biche au fond des bois
Mes doigts cueillaient le jour
Au nid de la luxure
Jusqu'au confins du dénouement
Foudroyé de stupeur
J'arpégeais d'or incandescent, mon sang.
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