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L’inutile souffrance
Ai-je donc cherché à souffrir
Pour que violemment s’abattent
En moi tant de maux refusés ?
Comment comprendre le mystère
D’un tel acharnement
Quand surviennent les chants
Aux sons de requiem.
Où est la force de la sève
Qui coulait son triomphe
Dans mes fibres secrètes
Et dictait dans mon corps
Ses lois de vigueur ?
Décrépitude charnelle
Aux abandons de l’âme,
Absolue dérision
Des douleurs sans raison,
Voilà que mes yeux
Se voilent de brumes
Et que mes sens se perdent
Dans des nuits de mystère.
Je ne suis plus l’amant
Des étreintes de vie,
Et j’ai oublié les ardeurs
De mes jeunes années.
Si l’oubli un beau jour
De toutes ces souffrances
Vient adoucir mes peines
En rejetant le doute
Pour apprivoiser le beau,
Peut-être alors la lumière
Viendra me dire sa vérité
Pour m’amener à Dieu
Quand je n’y penserai plus.
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