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Pourquoi dont le cacher , sans fausse modestie,
S'il est bien un endroit que mon tempérament
Tranquille et solitaire, au sens propre, apprécie,
C'est bien ce lieu commun, aux autres, différent.
Avec ses bâtiments, c'est vrai qu'il peut paraître
Quelque peu déprimant, ce quartier où les fleurs
S’allient aux souvenirs, dans son décor champêtre,
Avec sa douce paix, pour l'âme est un ailleurs.
Ainsi les soirs d'été quand l'hirondelle danse
Au-dessus des moissons, que décline le jour,
Que l'on ne perçoit plus qu'un émouvant silence,
Avant qu'un rossignol ne commence sa cour.
J'aime flâner sans but, auprès de ceux qui dorment,
Devinant des malheurs dans ces regards éteints,
Au pied des monuments, mon intérêt s'informe
D'une date, d'un nom, parmi tous ces humains.
Je me demande aussi, que fut leur existence?
Connurent-ils la joie et comment le bonheur
S'invita dans leur vie, avec quelle innocence
Surent-ils même aimer et de quelle douceur?
Où peut-on comme ici se libérer la tête?
Au milieu du décor parfois quand passe un chat,
La scène fait sourire, est-il là qui projette
L'amicale visite, est-il un mécénat.
Dans ce lieu clair-obscur, je retrouve tranquille
Au fil de mon esprit, un sens à l'univers,
Et l'émouvant secteur de mon prochain asile
Avant le grand festin des anonymes vers.
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