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Je comprends d'autant plus, à l'approche du soir
Que je me sois épris de ton charmant sourire;
Tous ces instants heureux, comment ne pas les voir,
Impossible pour moi, de vivre sans, mot dire.
Ainsi que l'eau s'écoule aux devers du rocher,
Mon encre se répand, du flot de mes artères
En gouttes de cristal. au bonheur de créer
Se joint le doux soleil du bien-être ordinaire
J'ai trouver près de toi le véritable amour,
Ce humble quotidien qui semble aléatoire
Écharpe de clarté le banc de notre cour
Et touche de ses doigts les jours de notre histoire.
Ce noble sentiment de n'être jamais seul,
Cette aube où que l'on soit, qui par amour s'exprime,
Nous ressemble vraiment; comme un goût de tilleul
Sa caresse s'étend, pour devenir sublime,
Et s'il fallait coucher sur un rose feuillet
De Vérone, les mots d'une telle aventure,
Sa douce essence aurait, l'arôme d'un œillet.
Vivre de moments fous, d'une désinvolture
Qui ne se soumet pas, avec la volonté
Et l'intime valeur de s'oublier soi-même
Pour en partage avoir, cet art fait de bonté
Qui dit en lettres d'or, la blondeur d'un je t'aime.
Sur l'orbe de l'aube, alors qu'il est si tard,
Toujours cueillir des fleurs, pour mieux repousser l'ombre
Et avant tout savoir garder dans le regard
Cette exquise douceur des étoiles sans nombre.
Toujours, je veux t'aimer, comme tu sais m'aimer,
Puisque l'heure ennemie à notre cœur, se cogne
Cultivons notre idylle au secret du verger,
Notre Venise à nous est un coin de Bourgogne.
Une fièvre d'amour me pénètre aujourd'hui,
S'empare de mes sens et tendrement me grise;
Je sens bien que ce jour, ressemble à notre nuit,
Tu resteras toujours ma divine surprise
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