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Le validsime est fléau.
Et cela n'a rien à voir avec le fait de vouloir mettre une particularité en avant.
Cela n'a rien à voir avec le fait de corriger toutes personnes maladroites..
Non si le validisme est un fléau, c'est parce qu'il ne permet pas aux gens de pouvoir placer leurs limites et de les faire respecter.
Souvent le validisme part de phrases maladroites, de mots dient pour rassurer une personne qui n'en a pas besoin. Il est rarement fait avec méchanceté et pourtant il fait beaucoup de mal !
Parce que lorsque une personne ose vous dire qu'elle est fatiguée, lui répondre "qu'on est tous fatigué" ne l'aide pas. Par contre, elle en retirera qu'elle n'a pas à le dire ni à se plaindre, qu'elle n'a pas de raison de l'être. Qu'elle doit simplement faire plus d'efforts !
Quand vous dites à une mère qui vous explique que son enfant a un tdah, et que vous lui répondez que "c'est la mode et qu'on a tous un tdah en partie", vous affichez un manque de connaisses déjà, mais surtout: vous lui faite comprendre qu'elle n'a pas à le dire. Que pour vous, le trouble n'existe pas, que c'est une excuse. Et ce qu'elle en retire c'est qu'elle n'a pas à se plaindre, ni à émettre ses difficultés et celles de son enfant. Pire, elle peux comprendre qu'elle n'est pas assez bien comparé aux autres mères, elle peux se dire que son enfant devrait être différent et faire plus d'effort. Elle pourrait à l'avenir ne pas reconnaître les efforts que fait son enfant et lui en demander encore plus, au risque de briser leurs stabilités, avancées et confiance mutuelle. Peut-être a-t-elle aussi elle même un tdah, mais va maintenant redoubler d'effort jusqu'à tomber, s'épuiser, se briser.
Ça vous semble fou ? Et pourtant.. imaginez la puissance de ces phrases maladroites et validistes répétés au quotidien.
Quand vous dites "on est tous un peu autiste", à une personne autiste qui a osé exprimer ses difficultés alors vous la forcer à masquer. À repousser ses limites, à invalider son ressentis, ses efforts. Et elle aussi en tirera les mauvaises conclusions, elle aussi finira par ne plus oser parler, jusqu'à avoir franchis ses limites, s'épuiser et tomber à son tour.
Quand vous dites à une mère épuisé et dépassé, que "c'est le quotidien de toutes les mères, tu devrais être heureuses de pouvoir ressentir ça", vous lui faite comprendre qu'elle n'a pas de difficultés ou alors qu'elles n'a pas à se sentir dépassé et qu'elle doit se montrer forte. À votre avis, que va-t-elle en retirer ? Qu'elle est une mauvaise mère, qu'elle n'a pas la fibre maternelle ? Qu'elle n'est pas aussi forte et doué que les autres ? Qu'elle n'a pas le bon modèle d'éducation ? Oui c'est sûrement ce qu'elle va en retirer, ça et bien plus encore...
Alors je le répète le validisme est un fléau.
Avant de prononcer ce genre de phrases, essayez de réfléchir à l'impact de celles-ci, et à ce qu'elles disent aussi de vous. Sans vous culpabiliser, on en a tous dit avant de prendre conscience de ce qu'elles faisaient.
N'invalidez pas les émotions des gens, ça fait mal et ça crée plus de problèmes et difficultés qu'autre chose.
N'invalidez pas les troubles des gens, c'est dans un premier temps un manque de connaissances (qui n'est pas à condamner) et surtout ça empêche les personnes de faire reconnaître leurs efforts et difficultés. Si c'est reconnu comme handicap ce n'est pas pour rien. Si c'est dit par croyance, c'est pareil, parce que même si on l'était tous comme c'est le cas dans certaines croyances (pareil, rien à condamner) rappeler vous qu'avoir un trouble dans cette société c'est handicapant. Pour ne pas le ressentir comme un handicap il faudrait alors vivre reclus, voulez-vous que ces personnes soient isolés en plus d'être invalidés et de se sentir illégitime ?
Pensez-vous que j'ai le droit de vous dire "qu'on est tous triste" quand vous m'exprimer votre tristesse ou la perte d'un être chère ? Que ressentiriez vous si je le faisais ? De la colère d'abord, non ? Après tout comment pourrais-je savoir ce que vous ressentez ? Et pourquoi, si moi-même je suis triste, je devrais vous empêcher d'exprimer votre tristesse ? Non, je n'en ai pas le droit. C'est inutile, injuste et blessant.
Le validisme est un fléau. Essayez d'y penser avant de répondre une phrase toute faite que vous aurez dégainé plus vite encore que lucky ne dégaine son revolver...
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