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Dans ce bois où jadis, s'inclinait son beau front,
Pour cueillir l'anémone et la timide scille,
Il reste encore d'elle une entité fragile,
Tout semblable au parfum que garde le flacon
Vide depuis longtemps, quelque soit la saison
Et révèle un passé tellement volubile
Que cet endroit m'est cher, c'est l'âme juvénile
De mon premier amour s'affichant sur le tronc
D'un géant du sous-bois, cet inestimable arbre
Confond son souvenir au drap moiré du marbre.
Ce soleil disparu verse encor dans mon cœur,
Un or sonnant l'amour, d'un filet de tendresse
Qui prend sa source au nid de ma folle jeunesse,
Témoignant à Sylvie une immense valeur.
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